Michael Stoquer : le sport, une pratique encouragée pour les cadres dirigeants

Il y a des raisons très différentes de pratiquer le sport lorsque l’on a un métier, et notamment lorsque l’on est cadre. Mais quand on est cadre dirigeant, il existe des qualités particulières qui sont encouragées, voir recherchées, et que le sport permet de travailler, voire de mettre en exergue. Bien sûr, ce n’est pas la pratique d’un sport qui va faire un bon dirigeant à elle seule, pas plus que les séminaires d’entreprises ne suffisent à obtenir des employés soudés partageant le même esprit d’équipe, mais la pratique d’au moins un sport de manière régulière est encouragée, et est reconnue par de nombreux cadres dirigeants, comme Michael Stoquer.

Le bien-être qui influe sur la performance

Pour ceux qui ne le pratiquent pas, le sport représente au mieux un effort inutile, au pire une véritable perte de temps. Leur emploi du temps est souvent très chargé, s’ils ont déjà des difficultés à libérer un créneau horaire pour se détendre, ils ne voient pas l’intérêt d’en libérer un pour quelque chose qui serait fatiguant. Pourtant, il y a non seulement un vrai bonheur à retirer du sport, mais aussi un bien-être qui influe de manière positive sur la performance au travail. Si le sport représente par essence une pénibilité physique, il permet également de se fixer des objectifs à dépasser, ce qui donne des petites fiertés qui aident au bien-être mental, et une impression d’avancer qui peut se révéler vitale dans les périodes difficiles, lorsque le travail est trop stressant. Le bonheur du sport provient pour certains juste après la performance, lorsque l’adrénaline retombe mais que le corps est encore inondé d’énergie, avec la sensation d’accomplir quelque chose et d’être fort, capable de faire face à tout. Le repos qui suit, où la douche chaude que l’on peut prendre après, forment des moments de détentes considérablement plus efficaces, car le corps et l’esprit sont fatigués et vont pouvoir se reposer en même temps, assurant un sommeil particulièrement réparateur. La pratique sportive est d’ailleurs particulièrement conseillée pour les cadres victimes de problèmes d’insomnies ou de troubles du sommeil, un problème fréquent pour les dirigeants qui subissent une pression intellectuelle importante et des rythmes de vie parfois complexes.

Mais surtout, tout ce travail améliore la performance, cet élément tant recherché chez les cadres. L’esprit ayant pu se vider dans la pratique sportive, le corps ayant pu se dépenser convenablement, un sommeil de qualité ayant pu enfin être pratiqué, n’importe qui devient plus efficace dans le travail qu’il effectue le lendemain. « À titre personnel, j’ai toujours pratiqué la boxe comme sport et je continue malgré un emploi du temps chargé », déclare ainsi Michael Stoquer, le gérant de la société SEF qui effectue des travaux de reprise en sous-œuvre et des ouvrages de réparation sur les bâtiments qui ont été touché par un sinistre. Il ajoute, particulièrement motivé par le sujet : « Je considère que je travaille mieux après une activité sportive et je n’ai donc pas l’impression de perdre mon temps, au contraire car je me sens plus performant en étant en forme ». Le résultat est d’ailleurs au rendez-vous pour Michael Stoquer, son secteur étant aujourd’hui particulièrement porteur et lui-même assurant des fonctions très différentes dans son entreprise, pour des résultats très positifs.

La philosophie du sport adaptée au monde de l’entreprise

Ce n’est pas pour rien que de nombreux termes issus du sport sont beaucoup employés en entreprise, comme par exemple celle d’esprit d’équipe ou plus généralement la sacro-sainte notion de performance. Il y a bien évidemment la notion de « règle du jeu », car les personnes qui travaillent en entreprise doivent respecter un certain nombre de règles, de la même manière que le sport impose de suivre ses règles pour garantir un bon fonctionnement. Mais il y a aussi des valeurs éthiques, sous forme de chartes plus ou moins strictes. Par exemple, les personnes qui pratiquent le golf, et qui sont le plus souvent des cadres ou des dirigeants d’entreprise, doivent faire preuve de courtoisie et de politesse, se contrôler et ne pas se laisser aller à leurs émotions, respecter leur adversaire et l’environnement (il est très mal vu de laisser des déchets sur le terrain, par exemple), et de se montrer flexible face aux différentes situations. Ce sont des attitudes et des valeurs qui se transposent aisément au monde du travail. C’est aussi un sport où l’on retrouve un système de calcul des points qui inclut des handicaps pour mettre tous les participants au même niveau, et ainsi autoriser une collaboration efficace entre tous les joueurs, permettre à chacun de s’affronter quel que soit l’écart de niveau, ce qui encourage les cadres à réfléchir à leurs propres avantages et à se mettre au niveau des salariés. Maîtrise de ses émotions, détermination, persévérance, voilà des qualités que l’on cherche chez un cadre et que l’on peut pratiquer de cette manière.

Le sport est également un moyen de rapprocher les salariés de leur dirigeant, de créer plus de lien et donc plus d’implication au travail. D’abord, c’est un sujet de discussion excellent qui permet de se trouver des points communs, d’échanger sur l’actualité et d’organiser des moments d’émulations communs, notamment avec les rencontres sportives que l’on peut suivre ensemble. Mais ensuite, cela permet de créer plus de confiance, un environnement de travail plus sain, notamment si l’on pratique des sports qui n’encouragent pas tant la confrontation que la coopération, ou la compétition mais de manière plus calme, plus posée. Et pour un salarié, cela représente d’autres talents à mettre en avant, à base de savoir-faire et de savoir-être. Certains dirigeants réfléchissent ainsi à la personne à qui proposer certaines missions ou un nouveau poste en les invitant à pratiquer un sport avec eux, pour pouvoir les jauger autrement. De plus, il est possible d’inclure certains outils technologiques novateurs qui assurent un suivi régulier de la performance sans nuire à la pratique du sport, et pousser chacun à se dépasser. De nouvelles attentes, de nouveaux enjeux et donc une nouvelle manière d’envisager les choses.